CCVT Befriending Program

CCVT Befriending program, an interview published by CAMH Immigrant and Refugee Mental Health Project:

Mbalu Lumor, Manager, Community Engagement, discusses the Befriending Program at the Canadian Centre for Victims of Torture.

Torture is state-organized violence that destroys the will, personality and autonomy of survivors. Research shows that while physical injuries can be treated, “psychological and social adaptation effects are present many years after the trauma” (Abai 1993, p. 20). As a result, survivors of torture have complex needs that require attention and involvement from the community.  Survivors may have left behind support networks, including those of family, friends, and kinship. They often feel utterly alone as they struggle to overcome the trauma of torture and uprooting. As newcomers and survivors of torture, clients are under intense pressure to adjust to their new environment, to find ways of living with their trauma, and to become active community members.

The CCVT Befriending Program is designed to provide community support for survivors of torture through a network of volunteer befrienders. To meet the complex and multiple needs of survivors, CCVT uses a community-integrated services approach to create an atmosphere of healing. Building communities is a two-way process tied to the characteristics of the populations. Volunteers foster a change of informal and organizational competencies for dealing with everyday situations, from orientating newcomers to their surroundings to connecting them to institutional resources (educational, housing, health, employment, or immigration services). Volunteers, on their part, gain a greater awareness of the daily barriers that refugees encounter during resettlement in Canada, and of human rights in an international context.

The role of the befriender is to offer information on relevant life skills, and provide assistance to survivors and their families in the resettlement process. The befrienders are also links to community services and help survivors navigate Canadian society. Most importantly, befrienders are friends — survivors need someone simply to be there, to ease the loneliness, and to care. More than instrumental ties, these relations grow into personal relationships. This all takes place within the framework of a non-professional relationship of trust and support that is very important to the mental health and well-being of survivors, and to successful resettlement and integration.

 

 

 

Pratique prometteuse : Centre Canadien pour Victimes de Torture – Programme d’amitié

La torture est un acte de violence organisé par l’État qui détruit la volonté, la personnalité et l’autonomie des victimes. Des recherches démontrent que les blessures physiques peuvent être traitées, mais que les effets psychologiques et liés à l’adaptation sociale persistent pendant de nombreuses années après le traumatisme (Abai 1993, p. 20). Par conséquent, les victimes de torture ont des besoins complexes qui requièrent l’attention et l’intervention de la communauté. Certaines ont laissé derrière elles leur famille et leurs amis et n’ont donc plus de réseau de soutien. Elles peuvent se sentir seules au monde lorsqu’elles essaient de surmonter les traumatismes causés par la torture et leur déracinement. En tant que nouveaux arrivants et victimes de torture, les clients subissent une pression énorme pour s’adapter à leur nouvel environnement, trouver des moyens de vivre avec leurs traumatismes et jouer un rôle actif au sein de la communauté.

Le programme d’amitié du CCVT a pour but de fournir un soutien communautaire aux victimes de torture grâce à un réseau d’amis bénévoles. Pour répondre aux besoins complexes et multiples des victimes, le CCVT fait appel à des services communautaires intégrés pour créer un milieu de guérison. L’édification de communautés est un processus bidirectionnel lié aux caractéristiques des populations. Les bénévoles favorisent le changement des compétences informelles et organisationnelles requises pour faire face aux situations du quotidien, qu’il s’agisse d’aider les nouveaux arrivants à découvrir leur milieu ou de les mettre en contact avec des ressources institutionnelles (établissements d’enseignement, logement, services de santé, emploi ou services d’immigration). Les bénévoles, quant à eux, prennent conscience des obstacles quotidiens auxquels les réfugiés font face lors de leur réinstallation au Canada et des droits de la personne dans un contexte international.

Le rôle des amis consiste à fournir de l’information sur les aptitudes à la vie quotidienne pertinentes et à aider les victimes et leur famille à se réinstaller. De plus, ils mettent les victimes en contact avec les services communautaires et les aident à s’y retrouver au sein de la société canadienne. Plus important encore, les amis agissent comme de véritables amis, c’est-à-dire qu’ils se soucient du bien-être des victimes et sont des personnes sur lesquelles les victimes peuvent compter lorsqu’elles se sentent seules. Les liens essentiels ainsi noués deviennent des liens personnels, dans le contexte d’une relation non professionnelle fondée sur la confiance et le soutien qui est très importante pour assurer la santé mentale et le bien-être des victimes, ainsi que leur réinstallation et leur intégration réussies.